Un moment d'intimité dans l'atelier, portée par cet immense pianiste qu'est Brad Mehldau

"J’intitule cette série de tableaux « Mes portraits insolites ».

Portraits insolites car ils nous immergent dans un décor intangible immatériel entre surréalisme et hyper-réalisme où l’espace et le temps sont indéfinis.

Tel un sablier, le temps s’écoule, passe en vain et suscite des  conflits avec  l’intime à travers des évènements comme la maladie, la mort, la perte de l’autre,   les guerres de territoire ou de religions, les enjeux planétaires, les changements climatiques…

 

Thématiques abordées:

Le temps virtuel, le temps réel et le temps du cosmos.

 

L’intemporalité du ressenti de l’âme, qu’elle soit sombre, joyeuse ou contemplative.

L’instant présent et ce que nous  en faisons. Question sur nos choix qui engagent nos vies. Addiction à  l’hyper communication par tous les nouveaux médias  conduisant  chacun à l’isolement sur son écran.

La profondeur de champ, perspectives en  hyperréalisme et lignes de fuite évoquent sur certaines toiles la notion de fuite en avant, de mesure, de mouvement, de répétition et de profondeur - damier dans « Terre promise » ou celui de « « L’air du temps ». Finitude et illusion optique. Evocation du temps qui passe.

Etre-là, existant dans une durée impartie, comme suspendu dans un espace-temps donné et surnageant au fil de l’eau « Après moi le déluge ». L’homme s’inscrivant dans le temps, la mémoire et  l’oubli.

Mise en lumière de certaines phases successives de la vie à travers l’intériorité, sourde presque muette de  l’homme, la femme ou l’enfant.

Représentation de la liberté d'expression et ce qu’elle devient dans la durée – je me mets a nu pour la défendre presque sans artifices. « La première de nous deux qui rira ». Question sur  l’évolution des cultures, leurs différences, leurs oppositions et leurs régressions pour certaines, dans le temps. La question du voile en Europe.

 

 Passé, présent et futur, symboles confondus dans une seule et même toile: les mégalithes, écran plasma et fusée dans « Un espace- temps de cochon ».

 

Œuvre symbolique  sous tendue  dans la série des « Portraits insolites » qui interroge l’existence et son impermanence, sa fragilité.

L’inconscient venant au conscient de celui qui regarde la toile.

Ebranler, questionner, l’esprit et le monde intime du spectateur, dans une forme d’universalité qui pourrait nous rendre tous curieux face à la question du sens de la vie et de la mort. L’existence fragile, éphémère de l’homme sur terre s’enquérant sans cesse sur sa finitude."

LH

 

"I call this series of paintings 'My unusual portraits'.

Unusual because they plunge us in an improbable and enigmatic décor between surrealism and hyperrealism in which space and time are not defined.

Time flows like sand in an hourglass, passing vainly and causing conflicts with intimate things through events such as illness, death, the loss of a loved one, territorial or religious wars, planetary issues, climate change and so on.

 

The themes addressed are:

The virtual time, the actual time and the time of the cosmos.

 

The timelessness of what is felt by the spirit, whether this be dark, joyful or contemplative. The present moment and what we make of it. A question about our choices that govern our lives.

In some of the works, the depth of the field, perspective in hyperrealism and vanishing points give an idea of headlong movement, measure, repetition and depth—the chequerboard patterns in Terre promise and in L’air du temps. Finiteness and optical illusion. An evocation of passing time.

Being there, existing for an allotted time, as if suspended in a given unit of space-time and floating on water: 'Après moi le déluge'. Man recorded in time, memory and oblivion.

The setting off of certain successive phases of life through inwardness—deafness that is almost dumb in men, women and children.

Depicting liberty of expression and what it becomes in the long term—I bare my soul to defend it with practically no tricks. 'La première de nous deux qui rira'. A question concerning the evolution of cultures, their differences, their conflicts and, for some, regression in time. The question of the veil in Europe.

 

Past, present and future, symbols mingled on the same canvas: megalith, plasma screen and a rocket in 'Un espace-temps de cochon'.

 

Underlying symbolic work in the 'Unusual portraits' series that questions existence and its impermanence and fragility.

The unconscious coming towards the consciousness of the person looking at the work.

Shaking up and questioning the viewer's spirit and private world in a form of universality that might arouse the curiosity of all of us with regard to the question of the meaning of life and death. The fragile and ephemeral existence of man in the world, who ceaselessly wonders about its finiteness."

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