Mes portraits insolites / My unusual portraits 

 

 

The improbable scene has a touch of underlying surrealism. The gazes of the figures are as if suspended, observing their surroundings as much as reversing to question their own interiority. They are placed in settings or landscapes, objects and animals collected in an apparently absurd or even extravagant manner, raising in their own way a few major recurrent existential philosophical themes or more contemporary political ones in which the Woman is the subject of all representations—wife, mother, girl, idol…

This is a series of unusual portraits—large canvases painted only in oil and imbued with the work of the great masters of painting. Here you see a delighted girl whose pre-programmed destiny vacillates after she reads, unexpectedly, a book by Anaïs Nin ("Le balai de la femme en rose"). There, a contemporary avatar of ‘Goddess Mother Hen’, playing nonchalantly with fertility ("Ah si vous connaissiez ma poule"). Elsewhere, a lonely old woman facing absence, the missing part, death ("L’impasse, l’autre reste") and also, against the background of an urban landscape threatened with submersion, a self-portrait of the artist nude, like Eve, facing a young woman wearing a veil, addresses the question freedom of decision for women, their link with a body that is a friend or an enemy and their destiny in different cultures, "La première de nous deux qui rira" ("The First to Laugh…").

L.T

Il se dégage dans la peinture de Laïna Hadengue, une atmosphère singulière  mêlée d’onirisme, de poésie, d’émotion et d’humour décalé. La mise en scène improbable renvoie, en demi-teinte au surréalisme. Le regard des personnages, comme suspendu, observe alentour autant qu’il s’inverse pour interroger leur intériorité propre. Ils s’installent dans un décor où paysages, objets et faune, réunis de façon apparemment saugrenue, voire extravagante, posant à leur manière quelques grands thèmes philosophiques récurrents, existentiels ou politiques plus contemporains où la Femme, s’offre dans toutes ses représentations : femme, mère, fille, idole…

Dans cette série des Portraits insolites, grands formats travaillés exclusivement à l’huile et imprégnés des grands maîtres de la peinture, apparaissent, ici, une fillette ravie, qui voit sa destinée préprogrammée vaciller à la lecture inopinée d’un livre d’Anaïs Nin Le balai de la femme en rose. Là, un avatar contemporain de « Déesse Mère-Poule » se jouant nonchalamment de la fécondité Ah si vous connaissiez ma poule. Ailleurs, une femme âgée solitaire confrontée à l’absence, la part manquante, la mort L’impasse, l’autre reste. Et puis, sur fond de décor urbain menacé d’immersion, l’autoportrait de l’artiste dénudée faisant face à une jeune femme voilée, sondant ainsi le libre arbitre de la Femme, son lien avec le corps ami ou ennemi, sa destinée à travers différentes cultures La première de nous deux qui rira…

Inscrivant les situations dans un domaine proche du rêve ou de l’inconscient, traversée d’un humour singulier et insolite, cette nouvelle série de toiles incite le spectateur à devenir lui-même acteur et créateur, le renvoyant à ses propres projections et donnant toute sa mesure à la question du sens prêté à l’œuvre. 

L.T

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